Lettres à l’ado que j’ai été

Lettres à l'ado que j'ai été

Résumé

« Lettres à l’ado que j’ai été » est un livre édité sous la direction de Jack Parker et publié aux éditions Flammarion. Il réunit plusieurs auteurs qui s’illustrent dans le monde du spectacle, de la télé, du cinéma, de YouTube… Chaque personne écrit une lettre comme si elle s’adressait à elle-même à 15 ans, pour se donner des conseils et parler un peu du futur qui l’attend.

L’achat de ce livre a d’abord été motivé par mon amour inconditionnel de FloBer et d’Adrien Ménielle. Je ne connaissais pas bien les autres auteurs mais j’avais hâte de découvrir les écrits de mes prefs du Floodcast. Et pourtant, j’ai lu chaque lettre avec attention, découvrant par la même occasion des personnes à la fois drôles et touchantes qui m’ont fait passer par une multitude d’émotions.

Mon avis

D’abord, ayant eu une adolescence plutôt privilégiée je crois, j’ai pris une grosse claque en réalisant que ce n’était vraiment pas le cas de tout le monde. Harcèlement, maladie, manque de moyens… Ces thèmes sont abordés dans une grosse majorité des 28 lettres.

Ensuite, j’ai été émue de voir avec quelle bienveillance ces auteurs s’adressaient à l’ado qu’ils ont été. L’adolescence est bien la période où on se déteste le plus, où on ne se fait pas confiance et ça contraste avec tout l’amour et le soutien dont font preuve les versions adultes de ces personnages.

Enfin, c’est un livre qui donne à réfléchir je trouve. Après l’avoir posé, je me suis dit : « Qu’est-ce que j’écrirais moi, à la version adolescente de moi ? ». Leurs récits donnent envie de se prêter à l’exercice. Seul petit bémol : je trouve le projet assez réjouissant quand on a réussi, ce qui est le cas de quasiment tous les auteurs de « Lettres à l’ado que j’ai été ». Quand on a une vie plutôt banale, c’est difficile de trouver des arguments pour dire à une enfant de 15 ans « Allez, accroche-toi, tu vas voir, ça ira mieux après ».

Pas de célébrité, pas de projet dément, pas de thune à profusion à promettre à son moi du passé. Dans ces conditions, c’est un peu moins drôle. Mais bon, ça n’empêche pas de pouvoir donner des conseils avisés avec 10 ans d’expérience de vie en plus.

Je me dirais sûrement d’arrêter de changer de coupe et de couleur de cheveux tous les 3 mois. Qu’un concert, quand on l’a vu une fois, on est peut-être pas obligé d’y retourner une deuxième, voire une troisième fois, surtout quand c’est Tokio Hotel. Qu’il ne faut pas s’inquiéter de son poids parce qu’il y aura 15 kilos de plus dans 10 ans et qu’on regrettera le moment où on se plaignait d’être trop grosse. Que les garçons méritent vraiment pas toute l’attention qu’on leur donne et que c’est pas parce qu’on croit qu’on a le cœur brisé qu’il faut se jeter sur le premier loser venu pour essayer de le réparer.

Bref, « Lettres à l’ado que j’ai été », c’était une agréable surprise. Je ne m’attendais pas à être autant touchée par ces gens que je ne connaissais pas avant ma lecture. Mention spéciale tout de même à Adrien Ménielle qui a rédigé ma lettre préférée : l’un des seuls qui admet être toujours un peu triste et perdu à l’âge adulte malgré les succès et qui arrive à le faire avec humour et sensibilité.

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