Comment bien encadrer un stagiaire ?

Encadrer un stagiaire en tant que junior

Est-il possible, en tant que rédacteur junior, de bien encadrer un stagiaire ? Pour répondre à cette question, j’ai choisi de vous montrer deux points de vue qui se complètent : celui d’une stagiaire, Mélany, qui a été encadrée par un maître de stage plus jeune qu’elle et le mien, une rédactrice web junior qui ai dû encadrer des étudiants qui avaient quasiment le même âge que moi.

On commence avec la partie de Mélany 🙂

Mon maître de stage est plus jeune que moi : est-ce un problème ?

Pour valider mon master, j’ai dû, comme de nombreux étudiants dans mon cas, faire un stage en entreprise. J’ai postulé à CitizenKid, une agence habituée à accueillir des stagiaires de mon cursus. J’ai vite été acceptée là-bas, en tant que stagiaire rédactrice web.

Dans ma tête, j’allais forcément me retrouver dans une équipe « d’adultes ». Vous allez me dire, à 25 ans, je suis moi-même une adulte. Certes, mais ce que je veux dire, c’est qu’en tant qu’étudiante, j’allais forcément être la petite jeune de l’équipe. Quelle ne fut pas ma surprise quand je rencontrai les deux rédactrices qui allaient m’encadrer : Laura, 26 ans, et Bonnie, 24 ans.

J’étais la stagiaire de Bonnie, qui avait donc un an de moins que moi. Au tout début, je me suis demandé si cela poserait un problème. Saurait-elle m’encadrer ? Pourrais-je compter sur elle en cas de problème ?

Mais ce qui m’inquiétait dans un premier temps s’est finalement révélé être un énorme atout. Je sais que nombreux sont les stagiaires à vouloir se rattacher à une autorité plus vieille, une sorte de mentor. À titre personnel, cela m’angoisse plus qu’autre chose. J’ai peur qu’on me bride, qu’on m’empêche de prendre des initiatives. Ayant été stagiaire juste avant moi, et ayant presque mon âge, Bonnie comprenait tout cela. Elle me laissait travailler à mon rythme, tout en me faisant savoir qu’elle était là si besoin. Elle avait traversé les mêmes difficultés que moi peu de temps auparavant et elle a su en devancer certaines par ses explications et sa façon de me présenter l’entreprise.

Je me sentais proche de Bonnie de par son âge, et donc plus à l’aise dans mon travail. Et c’est, pour moi, un point essentiel pour s’épanouir et remplir correctement ses missions.

Quelles inquiétudes pour un jeune maître de stage ?

À CitizenKid, encadrer un stagiaire fait partie des missions inscrites sur le contrat. L’entreprise étant une PME qui réunit une dizaine d’employés, les stagiaires viennent souvent en renfort de la petite équipe de rédaction.

Comme Mélany, savoir que j’allais encadrer un stagiaire était source d’inquiétude au début. Surtout que, selon les cursus, les possibles changements de filière, les redoublements éventuels, les étudiants avaient souvent le même âge que moi ou étaient même parfois plus âgés. Je ne voulais pas devoir sacrifier la bonne ambiance de l’équipe en étant « trop » sérieuse et en gardant des distances professionnelles, mais je ne voulais pas non plus avoir l’air trop détendue et ainsi empêcher les stagiaires de me voir comme une possible figure d’autorité qui aurait des choses à leur transmettre.

Mon expérience avec les différents stagiaires

Avec mon premier stagiaire, ma stratégie était de le traiter comme j’aurais aimé que l’on me traite. Je lui confiais des missions mais lui laissait une grande liberté sur l’organisation de son temps. Et au final, on s’est tous les deux rendu compte que ça ne fonctionnait pas. Il avait besoin d’être plus encadré, que je lui donne des deadlines plus précises. Alors, on a opté pour une to-do list quotidienne et ça a tout changé ! Il était beaucoup plus impliqué avec cette nouvelle façon de faire. Du coup maintenant, quand j’encadre un stagiaire, je lui demande en amont quelle est sa méthode de travail privilégiée.

J’ai aussi eu des cas où ça s’est moins bien passé. Je ne sais toujours pas aujourd’hui si c’est à cause de mon âge, de mon expérience ou de la personnalité des stagiaires qui avaient des difficultés à s’adapter. Certains ont du mal à faire la différence entre la personne que je suis dans le bureau, qui fait des blagues, qui partage des anecdotes persos, qui aime bien apprendre à les connaître et la maîtresse de stage, qui est là pour leur apprendre le SEO, la ligne éditoriale à respecter, la gestion des RS… Et donc pour les corriger aussi !

Certains, qui ont déjà fait d’autres stages conséquents ou suivi une formation 100% littéraire, ont du mal à voir ce qu’ils peuvent apprendre d’une personne aussi jeune. Aussi, il n’y a pas de fioriture dans la ligne éditoriale de CitizenKid. Les articles sont là pour amener une information, il faut donc que l’écriture soit claire et concise. Cela peut donc être frustrant de devoir restreindre ses envies d’envolées lyriques mais ça fait partie du travail. Accepter que quelqu’un vous dise « Ta phrase est très jolie mais pas assez compréhensible » est une véritable épreuve pour certains !

Alors, est-il possible de bien encadrer un stagiaire en étant rédacteur junior ?

Je pense que l’âge ne doit pas représenter un obstacle mais plutôt une force ! Deux personnes de la même génération vont avoir plus de facilité à se comprendre et à s’entendre selon moi. Pour les stagiaires qui ont du mal avec les figures d’autorité et avec les règles, les corrections passent mieux de la part de quelqu’un qu’ils considèrent comme un collègue plutôt que comme un « boss ».

Comme Mélany l’a dit aussi, notre expérience de stagiaire et d’étudiant n’est généralement pas si lointaine, ce qui nous permet de nous mettre plus facilement à leur place, d’anticiper leurs inquiétudes et de pouvoir y répondre rapidement.

Je pense que le plus important est d’instaurer des créneaux de discussion où chacun peut être honnête. Régulièrement, prévoyez des entretiens avec vos stagiaires pour savoir si leurs missions leur plaisent, si la méthode de travail leur convient et envisager de trouver des solutions si ce n’est pas le cas.

Je me suis liée d’amitié avec certains stagiaires qui sont passés à CitizenKid et cela ne les empêchait pas de respecter mes décisions et mes corrections dans le cadre du travail. Donc les deux sont tout à fait compatibles !

Un petit mot pour Mélany

Pour conclure, je voudrais remercier Mélany, d’abord d’avoir accepté d’écrire cet article en collaboration avec moi et aussi pour toute l’aide qu’elle m’a apportée depuis que je la connais. Sans elle, ce site n’aurait jamais vu le jour ! Elle m’a aidée à maîtriser les fonctionnalités WordPress, à acheter un nom de domaine, à personnaliser mon site… Elle prend toujours le temps de lire mes articles, de me corriger si besoin et de me donner son avis d’experte.

Je la remercie également de son soutien quand je me suis lancée en tant que traductrice indépendante. Ses conseils pour effectuer les démarches administratives et pour me construire un réseau ont été plus qu’utiles et toujours apportés avec bienveillance.

Bref, du coup, si vous avez besoin d’une rédactrice ou correctrice pour vos projets, n’hésitez pas à la contacter !

Consultez le site de Mélany Bigot juste ici.

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